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  • vesseronsandra

L'action positive

Le principe d’action positive consiste à renforcer ce qui va bien au fur et à mesure de l’entraînement sophrologique, pour accroître la vitalité et arriver à créer un rapport positif aux situations du quotidien.

Le but est de retrouver toutes les ressources que l’on a en soi, en conscience, et ainsi de renforcer les structures physiques et psychologiques.

Nous considérons qu’une action positive orientée vers le corps ou le mental va retentir positivement sur l’être entier. Selon ce principe de l’unicité de la conscience, une action sur un des éléments de la conscience affecte les autres éléments. La visualisation (partie mentale de la conscience) développe ainsi des sentiments positifs (partie émotionnelle de la conscience) qui s’inscrivent dans le corps (partie physique de la conscience). Lorsque ces trois niveaux de l’être sont sollicités et activés, un sentiment d’unité peut s’installer en nous et s’inscrire dans notre mémoire comme une nouvelle ressource.

Ainsi, contrairement au dualisme de Descartes, Spinoza indique que la connaissance des potentialités et de la conscience du corps permettrait de comprendre l’unité du corps et de l’esprit. Il induit l’idée que le corps pourrait penser, à travers l’imagination ou la sensation par exemple. Pour lui, corps et esprit sont en interaction permanente.

Nous pouvons alors réfléchir aux nombreux phénomènes de somatisation du corps, qui expriment des difficultés affectives non prises en compte, non conscientisées par l’esprit et se transforment en maladies fonctionnelles. « Tout en nous se révolte, même à notre insu, même si l'intelligence accepte l'épreuve».

Certaines maladies fonctionnelles proviennent donc d’excès de stress, qu’il soit psychique, physique ou chimique. Ce stress déclenche parfois des névroses ou maladies psychosomatiques que l’on a pu expérimenter, à travers l’insomnie, le mal de ventre, la migraine ou l’anxiété, des maladies de peau ou bien des angoisses plus profondes.

Dans cette idée de somatisation poussée à l’extrême en psychanalyse, comme l’indique Boris Cyrulnik dans son livre « Mourir de dire : la honte », un enfant privé de l’autre et d’affection somatise ses troubles et meurt, d’abord psychiquement, puis physiquement et biologiquement. L’isolement est dès lors un facteur qui empêche le processus de résilience. L’absence de sens (le non-sens, l’absence de récit cohérent de ce qui nous est arrivé, la confusion) et la honte (le sujet se plaçant lui-même en situation d’empêcher la résilience, à travers la culpabilité) étant les deux facteurs complémentaires.

En ce sens, les travaux de l’Unicef mettent en avant l’importance des interactions précoces entre la dernière semaine de grossesse et le premier mois de la vie de l’enfant. Lorsque ces interactions précoces sont stables, le système nerveux de l’enfant est stimulé et il entre dans la condition et l’exploration humaines avec plaisir. A l’inverse, un enfant isolé sensoriellement au cours des interactions précoces, acquière une vulnérabilité neuro émotionnelle qui l’altère neurologiquement, biologiquement et qui fait qu’il a peur de la socialité dans la petite enfance.

Alors en sophrologie, il est question de « somatiser du positif », par un entraînement du corps et de l’esprit pour développer sérénité et mieux-être, basé sur des techniques de relaxation et d’activation intra-sophronique.

Les événements pourront ainsi être perçus d’une façon différente, plus constructive.



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